Livinhac-le-Haut/Figeac
mercredi 3 octobre 2007
mardi 2 octobre 2007
Conques/Livinhac-le-Haut
Conques/Livinhac-le-Haut 24 km
Nous sommes partis de Conques un peu avant 8h30, après avoir déjeuné à l'Abbaye.
Il y avait Marie-Dominique, Gérard, Geoffrey et moi. Le démarrage était plutôt dur, la montée fut rude jusqu'à la petite chapelle Sainte-Foy. Conques se situe à environ 280 m et il faut emprunter un petit sentier qui monte durant environ une demi-heure pour parcourir 1,5 km et arriver à hauteur de cette chapelle nichée dans la montagne.
Finalement, cette journée qui devait être moins pénible ne le sera pas, avec des pentes et montées aussi éprouvantes, épuisantes, que les autres jours.
Heureusement, aujourd'hui je me sens particulièrement bien. Je n'ai pas mal aux pieds, ni aux genoux.
Nous croisons d'autres pèlerins qui ont repris leur pèlerinage à Conques. Le chemin est un peu plus mouvementé. Il y a une variante que nous ne prenons pas (par Noailhac).
Je me sens pousser des ailes, alors je prends le large. Peu avant Prayssac, sur une côte, je rejoins et dépasse un groupe de marcheurs, des pèlerins originaires de Dunkerque. Je pose mon sac en haut du chemin, près de Prayssac, et le groupe me rejoint. Nous conversons quelques minutes avant que n'arrive Marie-Dominique, Gérard, et Geoffrey. Les pèlerins repartent et nous décidons, nous, de nous poser là pour casser la croûte. Il est aux alentours de midi.
Plus tard, après avoir repris la route, je me retrouve de nouveau seul en éclaireur et je retrouve le groupe de Dunkerque en train de déjeuner sur l'herbe.
Je repars ensuite après avoir attendu Marie-Dominique, pour lui dire que j'avançais.
C'est donc seul que je reprends la route, un long chemin de terre d'où j'aperçois Decazeville au loin. Je croise et dépasse Marie et Virginie, 2 pèlerines infirmières militaires.
Combe (La) = un point d'eau.
Il fait chaud. Le soleil tape. Pour arriver à Decazeville, il faut descendre une longue route goudronnée. Je traverse la ville sans m'y attarder. Sa tristesse sombre sous le soleil fait peine à voir.
La ville traversée, il faut de nouveau gravir une côte goudronnée. Enfin, après un temps interminable, j'emprunte un sentier sur la droite qui descend vers le Lot et Livinhac-le-Haut
A 16h09 j'entre dans Livinhac et me dirige vers le gîte de la Magnanerie mais il est complet. Heureusement, il y a le gîte communal (13 €).
Nous nous retrouvons en pays de connaissance puisqu'il y a là des pèlerins rencontrés à Conques, à l'Abbaye : les québécois, les chanteuses, les infirmières militaires, Marie et Virginie, l'australienne Ilda, Gérard, Marie-Dominique, Geoffrey, Nicolas, André "le brave homme des toits", et moi...
lundi 1 octobre 2007
Carnet Nomade : Golinhac - Conques
Lundi 1er octobre 2007
Golinhac/Conques 21 kms
Réveil à 6h, comme d'habitude. En sortant du gîte, j'ai goûté au vent qui a soufflé toute la nuit. Ce matin, il est frais, presque chaud. La salle où nous allons déjeuner se trouve quelques mètres plus loin, en contrebas du gîte. Petit-déjeuner classique : café, pain, beurre, confitures. Nous sommes 3. Gérard, sa femme Marie-Dominique et moi. Nous quittons le gîte aux environs de 8h15, pour reprendre le chemin. Quand nous sortons de Golinhac il est près de 8h30.
Certains matins je ne déjeunais pas ou si peu, un morceau de pain trempé dans une copie de café, et selon le budget, un petit déjeuner de Prince que je m'accorde de temps en temps.
La route semble moins dure. Les pentes et les montées sont plus douces, si c'est possible. Il y a un petit soleil qui perce, de temps en temps, les nuages. Nous traversons des hameaux, des lieux-dits où seul règne le silence. Nous marchons dans des sous-bois, des forêts. C'est une vision magnifique. On entend parfois le tintement des cloches accrochées au cou des vaches ou des moutons. Nous avons traversé un lieu-dit qui s'appelle le Soulié. Nous avons vu des dindons et deux dames. Aucun rapport.
Le Chemin est parsemé de bleuets. En contrebas une rivière chante. Des petits hérissons jonchent le sentier. C'est la maison des marrons que l'on prend plaisir à manger en hiver quand ils sont chauds et craquants. Toute cette verdure invite au calme et à la sérénité.
Nous arrivons en vue d'Espeyrac, il est presque 10h30.
Un jour où je n'étais plus
Qu'un ange délabré
J'ai fait le calcul provisoire
De cette vie dérisoire
Des pages et des pages
Remplies de mirages
Y a t'il simplement
Un passage émouvant ?
Nous poursuivons notre chemin et traversons Sénergues (506 m) une bonne heure plus tard. Enfin après quelques heures de route nous arrivons en vue de Conques (280 m). Nous nous dirigeons vers l'Abbatiale.
dimanche 30 septembre 2007
Carnet Nomade : Espalion - Golinhac
Dimanche 30 septembre 2007


Espalion/Golinhac 27 kms

Je quitte Espalion un peu avant 8h30. Une longue route m'attend jusqu'à Golinhac. La Halte Saint-Jacques, le gîte où j'ai passé la nuit, était tout neuf. Pour la nuitée il m'en a coûté 13 € et le propriétaire ne m'a compté que 2 € pour le petit-déjeuner au lieu de 4. Il faut dire que, exceptionnellement, il ne le faisait pas ce dimanche matin. Mais vu, peut-être, que nous étions 4 quand même dans le gîte, les deux infirmières militaires et l'australienne, il nous a préparé du café et le reste (confiture, beurre...). J'ai dû seulement acheter du pain (1,50 €). Bon, je m'en suis tiré avec 16,50 €.

J'arrive devant le VVF où Gérard et Marie-Dominique m'avait donné rendez-vous. J'ai dû traîner un peu sans doute, en longeant le Lot, puisqu'ils sont déjà partis. Ils ont laissé un message sur un poteau qui attendait là...
Aux alentours d'Espalion la terre est rouge, ôcre, et belle. Nourrissante. Ça me fait penser aux Rougiers de Camarès, dans l'Aveyron.
Mon topo-guide est en lambeaux.
Le chemin paraît un peu moins dur dans l'ensemble. Evidemment il y a toujours des côtes et des descentes, mais il me semble que cela devient plus facile, si j'ose dire. Ou alors est-ce le fait d'avoir une petite semaine de marche dans les jambes ?
Un peu plus tard, sur la route, je rejoins Gérard et Marie-Dominique et nous finissons ensemble cette étape jusqu'à Golinhac.
Le gîte de Golinhac (650 m) est froid. Il n'y a pas de chauffage dans le bâtiment. Je suis seul dans une chambre de 4 lits. L'ensemble est un peu vétuste. Mais il y a de quoi dormir, des douches et le radiateur fonctionne dans la chambre. J'en profite pour faire une petite lessive et faire sécher les chaussettes et le reste. Le soir je prépare les pâtes que j'ai, mais il n'y a pas grand-chose dans la cuisine. Nous partageons ce maigre repas : pâtes au beurre avec un fond d'huile et un peu de fromage. Un bonheur, un régal. Comme quoi...
samedi 29 septembre 2007
Carnet Nomade : Saint-Chély d'Aubrac - Espalion
Samedi 29 septembre 2007
Saint-Chély d'Aubrac / Espalion 24 kms
Saint-Chély d'Aubrac / Espalion 24 kms
Départ vers 8h45 de Saint-Chély d'Aubrac. Le ciel est dégagé, il y a du soleil. Je suis seul sur le chemin. Je commence à m'habituer à cette solitude. Parfois je suis bien avec et à d'autres moments elle me pèse. J'ai toujours mal aux pieds et au genou gauche. Mais quand la machine est chaude ça va mieux.
En partant de Saint-Chély d'Aubrac, je passe sur un pont. Le pont dit "des Pélerins", inscrit par l'Unesco sur la liste du Patrimoine Mondial, qui enjambe la Borlade. Je croise 2 pélerines et un grand jeune homme nous dépasse tous les trois. Je le retrouverai plus loin assis sous un arbre en train de manger et après qu'il m'ait de nouveau rattrapé je le croiserai plus tard dans un sous-bois, assis, souffrant d'une tendinite...
vendredi 28 septembre 2007
Carnet Nomade : Nasbinals - Saint-Chély d'Aubrac
Vendredi 28 septembre 2007
Nasbinals / Saint-Chély d'Aubrac 17 kms
Nasbinals / Saint-Chély d'Aubrac 17 kms
Quitté le gîte vers 8h45. L'étape de ce jour me conduit jusqu'à Saint-Chély d'Aubrac. Il y a environ 4h30 de route. Ce n'est pas énorme mais il y a un bon dénivelé, une forte montée, une forte descente.
Aujourd'hui encore il a fallu garder le poncho. Mais ce n'est pas de la pluie qui tombe, plutôt une sorte de brume ou de bruine qui flotte dans l'air et humidifie l'athmosphère. J'ai les bas de pantalon mouillé et boueux.
De part et d'autre du chemin les pâtures séparées par des murets en pierres gardent les vaches Aubrac, fardées pour le bal.
Arrivé à hauteur du pont de Pascalet, plus exactement quelque mètres plus loin après une légère côte, il a fallu rebrousser chemin. Les pâturages que nous devions emprunter étaient fermés par arrêté préfectoral, un cas de charbon ayant été déclaré dans le troupeau. Il a fallu emprunter la D987 sur quelques kilomètres ce qui n'était pas prévu au départ. Une borne indique 1300 m d'altitude.
Peu après 11h, j'arrive à Aubrac. Je suis trempé, je m'y arrête pour boire un chocolat, me réchauffer un peu. Comme hier, les sentiers sont semés de cailloux. Les descentes sont dangereuses et surtout, mon genou gauche me fait mal.
jeudi 27 septembre 2007
Carnet Nomade : Aumont-Aubrac-Nasbinals
Jeudi 27 septembre 2007
Aumont-Aubrac / Nasbinals 26,5 kms

Déjeuner, ce matin avec Elisabeth, Lucien, Charlotte et Maxime, ensuite Elisabeth m'a conduit à Aumont-Aubrac pour la suite du chemin. Il pleut. Je mets mon poncho.
La pluie va nous accompagner durant toute cette étape, ce morceau de chemin. Comme une compagne ennuyeuse. Je dis nous parce que j'ai rencontré Gérard et Marie-Dominique ainsi que ce monsieur de 67 ans, dont j'ignore le nom, et son camarade de route. Il y avait aussi Geoffrey de la Cathédrale du Puy.
Ce matin, avant de partir de chez Elisabeth, j'ai pesé mon sac à dos. Il faisait 12 kgs. J'ai donc près de 3 kgs de victuailles.
La pluie va nous accompagner durant toute cette étape, ce morceau de chemin. Comme une compagne ennuyeuse. Je dis nous parce que j'ai rencontré Gérard et Marie-Dominique ainsi que ce monsieur de 67 ans, dont j'ignore le nom, et son camarade de route. Il y avait aussi Geoffrey de la Cathédrale du Puy.
Ce matin, avant de partir de chez Elisabeth, j'ai pesé mon sac à dos. Il faisait 12 kgs. J'ai donc près de 3 kgs de victuailles.
Il n'y a pas de grosse côte entre Aumont-Aubrac (1050 m) et Nasbinals (1180 m). Juste une simple différence de 130 m sur toute cette distance, même si Montgros nous porte jusqu'à 1234 m.
Toute la journée il a plu et il a fait froid. il y avait des plaques de neige près de la Chaze de Peyre et Lasbros. Heureusement, si hier j'ai marché seul toute la journée, aujourd'hui nous étions 6 sur la route même si Geoffrey s'est ensuite arrêté à Rieutort d'Aubrac.
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